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La sainteté de Marie

Lecture proposée pour le 23 mai

Sachez qu’en matière de bonnes œuvres, il n’y a personne qui commence si tôt à en faire, ni qui continue si diligemment comme le fit Notre Dame. Car quant à nous autres, nous commençons bien tard à en faire ; et si nous en faisons, bien souvent nous les perdons par le péché et ne continuons pas. Aussi le cumul ne s’en trouve pas très important ; car, bien qu’à l’aventure, nous assemblions quelques deniers de mérite, ce n’est que quelque fois, et bien souvent nous jouons et dissipons notre argent en un coup de péché. Si par la pénitence nous sommes rétablis, vous avouez cependant qu’il y a bien du mauvais ménage dans nos affaires car nous perdons beaucoup de temps. Puis nos forces demeurent affaiblies après le péché et même après la pénitence, de sorte que notre cumul de bonnes œuvres ne peut pas être important. Mais parlons de plus parfaits que nous. Saint Jean- Baptiste même, n’a pas été exempt de péché véniel ; or, le péché véniel ralentit nos œuvres, retarde nos progrès, empêche notre avancement. Mais notre Sainte Dame ayant été comblée de grâce lors de sa conception, dès qu’elle eut l’usage de sa raison, n’a jamais cessé de profiter et de croître de plus en plus en toutes sortes de vertus et de grâces, si bien que leur cumul en fut incomparable. « Beaucoup de filles ont assemblé des richesses, mais vous les avez toutes surpassées... » (Prov 31,29).

Toutes les perfections de la Vierge, toutes ses vertus, toutes ses grâces sont rapportées, consacrées et dédiées à la gloire de son Fils qui en est la source, l’auteur et le solliciteur... Voulez-vous que Notre Dame soit un lis de pureté et d’innocence ? Oui, elle l’est vraiment ; mais ce lis a la blancheur du Sang de l’Agneau auquel elle a été blanchie... Si vous l’appelez rose pour son extrême charité, son vermeil ne sera que le sang de son Fils. Si vous dites qu’elle est une colonne de fumée suave et gracieuse, dites tout aussitôt que le feu de cette fumée, c’est la charité de son Fils ; le bois, c’est la Croix de celui-ci. Bref, en tout et partout, elle est appuyée sur son Bien Aimé...

Bref, nous la nommons belle, et belle plus que tout le reste des créatures, belle comme la lune qui reçoit la clarté de celle du soleil, car elle reçoit sa gloire de celle de son Fils. L’épine appelée aspalathus, dit Pline, n’est pas de soi odoriférante. Mais si l’arc en ciel vient fondre sur elle, il lui laisse une odeur de suavité incomparable. La Vierge fut l’épine de ce buisson ardent mais non brûlé que vit Moïse. Et certes en soi, elle n’était digne d’aucun honneur, elle était sans odeur. Mais puisque ce grand arc en ciel, ce grand signe de la réconciliation de Dieu avec les hommes, vint petit à petit  fondre sur cette sainte épine, premièrement par la grâce de sa Conception, puis par filiation, devenant entièrement son Fils et reposant en son sein, la suavité en a été si grande que nulle autre plante n’en a jamais eu. Cette suavité est tant agréable à Dieu, que les prières qui en sont parfumées ne sont jamais ni refusées, ni inutiles ; mais toujours l’honneur en revient à son Fils, duquel elle a reçu le parfum.

St François de Sales - Sermon pour la fête de l’Assomption, T. VII, p. 455.


Une pieuse histoire racontée par
S. Alphonse de Liguori

On raconte de Saint André Avellino, qu’au temps de sa mort, les démons vinrent pour le tenter. Et on lit dans sa vie qu’au moment de son agonie il soutint contre l’enfer un combat si terrible qu’il fit trembler tous les bons religieux qui l’assistaient. Ils virent le visage du saint s’enfler par l’agitation, jusqu’à devenir tout noir. Ils virent tous ses membres trembler et se débattre ; ses yeux versaient un torrent de larmes ; sa tête éprouvait des secousses violentes : c’étaient là autant de signes de l’horrible assaut que lui livrait l’enfer. Tous les religieux pleuraient de compassion, redoublaient leurs prières, et en même temps tremblaient d’épouvante en voyant un saint mourir ainsi. Ils se consolaient néanmoins en voyant que le saint, comme pour implorer secours, tournait souvent les yeux vers une image de Marie ; et ils se souvenaient de l’avoir souvent entendu dire pendant sa vie qu’à l’heure de la mort, Marie devrait être son refuge. Il plut enfin à Dieu de lui accorder la grâce de terminer le combat par une glorieuse victoire. Les mouvements convulsifs du corps cessèrent ; le visage désenflé reprit sa première couleur. Et l’on vit le saint, tenant les yeux tranquillement fixés sur cette image, faire une dévote inclinaison, comme pour remercier Marie, qu’on croit lui être apparue en ce moment. Après quoi, exprimant dans ses traits une joie céleste, il rendit paisiblement son âme bienheureuse entre les bras de Marie.

S. Liguori, T. 6, p. 94.


Citation du Padre Pio

« Ne vous consacrez à l’activité de Marthe au point d’en oublier le silence et l’abandon de Marie. Que la Vierge, qui parvenait très bien à concilier l’un et l’autre, soit votre modèle et votre inspiration. »

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Sources – Textes de S. François de Sales et S. Alphonse de Liguori : « Mois de Marie de S. François de Sales – Pages choisies du saint docteur », par l’abbé R. de Thomas de Saint-Laurent. S’agissant d’une édition ancienne, certaines formulations ont été retouchées pour faciliter sa compréhension par les jeunes générations. Texte du Padre Pio : « Bonne journée à tous », Editions Padre Pio da Pietrelcina, p. 85, 10 mai, (CE, 45).

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