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Padre Pio – un témoignage sur les dernières années de sa vie

23 septembre – Fête de saint Padre Pio

Le 23 septembre, jour anniversaire de la mort de saint Padre Pio, il est beau de regarder sa vie à travers le témoignage d’un homme qui l’a connu pendant plusieurs années et qui a pu vivre auprès de lui.

Le Père Eusebio Notte, capucin, fut son assistant de 1960 à 1965 et prit soin de Padre Pio durant ces dernières années, alors que celui-ci vieillissait et que ses forces physiques diminuaient de plus en plus. Il l’a connu dans sa vie quotidienne : dans la prière, à la Sainte Messe, au confessionnal, mais aussi dans les moments les plus simples de la vie de chaque jour.

Il est remarquable que le Père Eusebio lui-même ait d’abord été sceptique à l’égard de Padre Pio. Il voulait se faire sa propre opinion. Ce qu’il vécut auprès de lui durant ces cinq années finit par le convaincre de sa sainteté exceptionnelle.

Son témoignage ne parle donc pas seulement des stigmates ou d’événements extraordinaires. Il raconte surtout comment Padre Pio vivait : avec quelle profondeur il priait, avec quel sérieux il accomplissait son ministère sacerdotal, avec quel dévouement il était au service des âmes et avec quel naturel il unissait ses souffrances à la Croix du Christ.

C’est là pour nous l’un des enseignements les plus importants de sa vie : ce ne sont pas les grâces extraordinaires qui rendent un homme saint, mais la fidélité à Dieu dans la vie de chaque jour.

Lisons donc aujourd’hui, en sa fête, ce témoignage personnel du Père Eusebio sur saint Padre Pio.

Un premier scepticisme

« Comment pourrais-je exprimer en quelques mots ce que j’ai vécu pendant cinq ans ? J’étais très proche de Padre Pio. Je m’occupais de sa chambre et de sa personne.

Avant de venir à San Giovanni Rotondo, je ne croyais pas en lui. Mon scepticisme ne concernait pas ses stigmates, mais sa sainteté. À cette époque, il était soumis à certaines restrictions et beaucoup de personnes étaient contre lui. Je ne savais pas qui croire. Il fallait que je voie par moi-même qui était réellement Padre Pio.

J’avais été en Angleterre. À mon retour en Italie, le Père Provincial m’envoya à San Giovanni Rotondo. Lorsque j’y arrivai, je voulais découvrir s’il était vraiment vrai que Padre Pio était un saint.

Il ne me fut pas difficile de me faire moi-même une idée de ce qu’il était, surtout de sa vie de prière, de ces moments où il semblait connaître les pensées des personnes et de la manière dont il répondait à leurs questions. Aujourd’hui, je crois à tout cela. Je suis convaincu que Padre Pio était un homme extraordinaire, un homme véritablement saint.

Les stigmates

J’ai vu très souvent les stigmates. Je me trouvais directement devant lui et je pouvais voir clairement ses blessures. Souvent, je voyais ses mains saigner à travers ses gants. Parfois, les draps de son lit étaient couverts de sang. Il devait alors renouveler ses pansements deux fois par jour, en particulier celui qui recouvrait la plaie de son côté, près du cœur.

Je dois vous raconter quelque chose au sujet de cette blessure au cœur.

Un jour, Padre Pio tomba à terre. Il disait avoir été poussé par le démon.

Lorsque nous le trouvâmes, il était couvert de sang. J’étais là. (À San Giovanni Rotondo vivait une femme qui était possédée par le démon. Le démon parlait par sa bouche et disait que c’était lui-même qui avait fait tomber Padre Pio.)

On appela le médecin pour soigner Padre Pio. J’étais le seul prêtre qui, ce jour-là, l’aida à changer de maillot de corps. C’est alors que je vis la blessure à son côté. C’était une plaie ouverte.

J’ai vu les photographies de son corps qui furent prises immédiatement après sa mort. Sur la première, on pouvait voir la blessure à son côté. Sur une autre photographie, elle était plus petite. Sur la suivante, encore plus petite. Et sur une autre, elle avait disparu. Toutes les blessures des stigmates avaient disparu après sa mort.

Prière et service

Ce qui me touche le plus chez Padre Pio, c’est la manière dont il a vécu sa vie. Cela signifie pour moi davantage que les miracles qui se sont accomplis par son intermédiaire. Les miracles se trouvent dans la vie de tous les saints. Mais quand on a accompagné Padre Pio du petit matin jusqu’à tard dans la nuit, on a vu de ses propres yeux comment il vivait.

Il se levait très tôt le matin, soignait ses blessures, commençait le Rosaire, priait et méditait. Ensuite, il célébrait la Sainte Messe. Puis il restait de nombreuses heures au confessionnal pour entendre les confessions.

Les personnes ne venaient pas seulement se confesser auprès de lui, mais aussi lui poser toutes sortes de questions que l’on puisse imaginer : Dois-je aller à l’hôpital ? Dois-je me faire opérer ? Dois-je abandonner ce travail pour en prendre un autre ?

Il avait toujours la présence d’esprit nécessaire pour donner à chacun une réponse.

Après les confessions, il montait à l’étage. Dans l’escalier et dans le couloir, des personnes l’attendaient déjà, ayant encore des questions à lui poser et quelque chose à lui demander. Jamais il ne disait : « Laissez-moi d’abord y réfléchir. » Non ! Question après question – et il avait une réponse.

Dieu était toujours avec Padre Pio et l’aidait à ne pas se tromper. Je l’ai moi-même constaté.

À chacun la réponse qui lui convient

Il y a encore une chose importante : il arrivait que plusieurs personnes lui posent la même question et reçoivent des réponses différentes. C’est très significatif. Cela montre que ce qui est bon pour une personne ne l’est pas nécessairement pour une autre.

Lorsque Padre Pio mangeait, sa nourriture était très, très simple. Il mangeait un peu de macaronis et un tout petit morceau de poisson. C’était tout ce qu’il prenait pour toute la journée. Humainement parlant, il n’avait pas d’autre source de nourriture.

La théologie de la Croix

Lorsqu’il allait enfin se coucher, il interrompait son sommeil pour réciter le Rosaire et faire des oraisons jaculatoires. Il se levait de nouveau très tôt, parfois dès une heure ou deux du matin. Que de prières il faisait !

Et quelle manière il avait de célébrer la Sainte Messe ! Quelle présence auprès de nous ! Il nous racontait des histoires et trouvait toujours, à la fin, une bonne parole pour nous aider à progresser dans notre vie spirituelle.

C’était un homme qui vivait d’une manière particulière la théologie de la Croix : pourquoi nous devons souffrir pour aider Dieu, parce que Dieu veut que nous L’aidions à conduire les âmes jusqu’à Lui. Dieu est un Père qui voit la valeur de nos souffrances. Il nous est difficile d’exprimer cette théologie avec des mots.

Comme une lampe

Padre Pio a profondément changé ma vie. C’était un prêtre en qui Dieu était présent d’une manière toute particulière – dans sa vie et dans sa manière de conduire les hommes à Dieu.

Il était comme une lampe qui éclairait les hommes et les conduisait sur le droit chemin vers Dieu. »

Saint Padre Pio, particulièrement en ce jour de votre fête, priez pour nous !

Cher lecteur,

Ressentez-vous le besoin d’un guide spirituel pour vous rapprocher de Dieu et fortifier votre foi ?

De nombreuses âmes ont découvert que Padre Pio touche les cœurs d’une manière mystérieuse, apportant lumière et réconfort même dans les moments les plus sombres. Son image bénite est bien plus qu’une simple représentation – elle est un rappel tangible de sa présence et de son intercession puissante.

Recevez dès aujourd’hui une image bénite de Padre Pio et placez-la chez vous. Laissez sa sagesse et sa prière vous accompagner sur votre chemin de foi.