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L’Église synodale : renouveau ou déviation doctrinale ?

Sur le sentiment croissant d’une perte d’identité catholique

Depuis quelques années, le terme de synodalité s’est imposé dans le langage ecclésial contemporain, occupant une place de premier plan dans les documents officiels, les interventions publiques et les assemblées de l’Église. Pour certains, il s’agirait d’une voie de renouveau spirituel et pastoral. Pour d’autres, d’un motif sérieux de trouble et d’inquiétude. Et pour de nombreux fidèles profondément attachés à la Tradition catholique, une interrogation s’impose avec gravité :
l’Église, sous le paradigme synodal tel qu’il est aujourd’hui promu, ne risque-t-elle pas de s’éloigner de ce qui la constitue essentiellement comme catholique ?

Cette question ne procède ni de la peur ni d’un esprit de contestation. Elle naît de l’amour de l’Église, du désir de fidélité à la Révélation et d’une aspiration profonde : que l’Église demeure celle que Notre-Seigneur Jésus-Christ a fondée, et non celle que l’esprit du monde voudrait façonner.

I. De la nature même du catholicisme

Être catholique ne relève ni d’un sentiment religieux subjectif ni d’une simple appartenance socioculturelle. Il s’agit d’une réalité théologique objective, enracinée dans l’histoire du salut et ordonnée à la vie surnaturelle.
Être catholique, c’est :

– confesser une foi unique, reçue et non inventée, immuable dans son contenu ;
– appartenir à l’unique Église fondée par le Christ, et non issue de constructions humaines ;
– vivre sous l’autorité légitime du Pontife romain et des évêques en communion avec lui ;
– recevoir et transmettre une Tradition vivante, mais non malléable au gré des époques ou des opinions ;
– marcher dans la vérité révélée, et non dans la fluctuation des jugements humains.

L’Apôtre des nations nous avertit avec une clarté sans équivoque :

« Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème!» (Ga 1,8)

Une Église qui se conforme au monde perd inévitablement sa mission de salut.

II. De la synodalité : sens originel et dérives contemporaines

En son principe, la synodalité n’est nullement étrangère à la tradition de l’Église. Le terme synode signifie « marcher ensemble », ce qui peut exprimer une dimension authentique de la communion ecclésiale, pour autant que cette marche commune s’inscrive dans l’ordre hiérarchique voulu par le Christ.

La difficulté actuelle réside dans certaines interprétations modernes de la synodalité, qui tendent à la présenter comme une forme de démocratie spirituelle, où les éléments constitutifs de la foi et de la morale seraient soumis à la délibération majoritaire. Dans cette perspective, les frontières entre doctrine révélée et opinions sociopolitiques deviennent floues, l’autorité du Magistère est relativisée, et l’on privilégie une conception horizontale de l’Église au détriment de sa structure verticale.

Le risque est manifeste : la participation est assimilée à l’autorité, l’écoute à un relativisme doctrinal, et le dialogue à un renoncement à la vérité.

III. Les motifs du malaise ressenti par de nombreux fidèles

Si beaucoup en viennent à dire que « l’Église synodale est moins catholique », ce n’est pas sans raisons sérieuses :

  1. Des vérités doctrinales définies sont présentées comme problématiques.
    Des questions touchant à la morale, aux sacrements, au sacerdoce, à la liturgie ou à la nature même du ministère ecclésial — pourtant déjà éclairées par le Magistère — sont exposées comme indéterminées. Or la vérité révélée ne saurait être soumise à consultation.
  2. Le primat du ressenti sur la doctrine.
    Une Église qui subordonne la vérité à l’expérience subjective finit par réduire la foi à une construction humaine.
  3. L’affaiblissement de l’autorité spirituelle.
    Lorsque l’Église fonctionne selon les logiques d’une assemblée d’opinions, la raison d’être même du Magistère devient obscure.
  4. La dilution de l’identité ecclésiale.
    La proclamation du Christ cède la place à des discours dominés par des préoccupations sociologiques, psychologiques ou politiques, légitimes en elles-mêmes, mais étrangères au cœur de la mission de l’Église.
  5. La marginalisation de la Tradition.
    La fidélité doctrinale, la clarté morale et la liturgie traditionnelle sont souvent discréditées comme des formes de rigidité, alors que ni le Christ ni la foi ne se caractérisent par l’ambiguïté.

IV. Perspective historique

L’histoire de l’Église atteste que les tensions entre fidélité et accommodation au monde ne sont pas nouvelles. Les crises arienne, protestante, janséniste et encore moderniste  en témoignent. À chaque époque, l’Église fidèle a prévalu, mais non sans provoquer une profonde confusion parmi les fidèles.

Aujourd’hui, une autre forme de modernisme semble émerger : une spiritualité subjective, émotionnelle et fluide, désireuse de s’ouvrir au monde, mais menacée de perdre sa substance surnaturelle.

V. L’immutabilité de la vérité révélée

Notre-Seigneur Jésus-Christ a institué une Église visible, hiérarchique, investie de l’autorité d’enseigner, de sanctifier et de gouverner. Il n’a jamais soumis la vérité à la majorité, mais a déclaré :

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » (Mt 24,35)

L’Église ne crée pas la vérité : elle la reçoit et la garde.
Elle ne l’adapte pas : elle la proclame.
Elle ne consulte pas les opinions : elle écoute l’Esprit Saint, qui ne se contredit jamais.

VI. Demeurer fidèles au cœur de la confusion

En temps de trouble doctrinal, les fidèles sont appelés à une fidélité plus consciente et plus profonde :

– retour assidu aux sources : Écriture sainte, Catéchisme, Pères de l’Église, enseignement constant ;
– enracinement dans la vie sacramentelle : confession fréquente, participation recueillie à la sainte Messe, adoration eucharistique, prière du rosaire ;
– formation rigoureuse de la conscience, distincte des opinions changeantes ;
– discernement prudent face aux discours ambigus ;
– attachement à des pasteurs fidèles, même imparfaits, mais fidèles ;
– maintien de la charité, sans laquelle la vérité elle-même est défigurée ;
– persévérance dans l’Église : on ne quitte pas la barque au milieu de la tempête.

Conclusion

Être catholique aujourd’hui requiert courage et amour. Il peut sembler que certaines présentations actuelles de la synodalité s’éloignent de l’identité catholique. Mais l’Église du Christ demeure, envers et contre tout, une, sainte, catholique et apostolique.

Notre devoir n’est pas de juger de l’extérieur, mais de demeurer fidèles à l’intérieur.
D’être lumière dans les ténèbres.
Ferme dans la confusion.
Humble dans le tumulte.

Car, au terme de notre vie, le Christ ne nous demandera pas si nous avons suivi l’air du temps, mais si nous Lui sommes restés fidèles.

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