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Samedi Saint – Signe d’espérance

Vivez dans la foi et dans l’espérance, même dans l’obscurité ; car dans cette obscurité, Dieu protège l’âme. Remettez votre souci à Dieu, car vous Lui appartenez, et Il ne vous oubliera pas. Ne pensez pas qu’Il vous laisse seul, car ce serait Lui faire tort.
— Jean de la Croix

Revenons ensemble à la première Semaine sainte.

C’est le matin qui suit la première nuit de la Pâque. Les événements du Vendredi saint ont laissé une profonde et silencieuse agitation. Beaucoup de disciples de Jésus se sont retirés et demeurent derrière des portes closes.

Ensemble, avançons du Calvaire vers le tombeau, en accompagnant Padre Pio. Dans le silence de ce matin, nous nous tenons devant le tombeau de notre Seigneur et Rédempteur, gardé par des soldats. Il n’est pas encore monté au ciel.

Dans ce silence, laissons résonner en nous les paroles de Padre Pio à Padre Agostino :

Ô cher Jésus, ne me laissez jamais perdre ce trésor précieux que Vous êtes pour moi.
Mon Seigneur et mon Dieu, j’éprouve dans mon âme, avec une vive intensité, la tendresse ineffable qui jaillit de Vos yeux, l’amour avec lequel Vous, mon unique Bien, daignez poser Votre regard sur cette misérable créature.

Comment apaiser le tourment de mon cœur, l’angoisse de savoir que je suis loin de Vous ?
Mon âme sait bien le terrible combat que j’ai enduré lorsque Vous, ô mon Bien-Aimé, Vous Vous êtes caché à moi !

Ô mon très tendre Amour, comme cette image terrible et effrayante est profondément imprimée dans mon âme !
Qui pourra jamais éteindre les flammes ardentes de ce feu qui brûle dans ma poitrine pour Vous?

Ah, Seigneur, ne prenez pas plaisir à Vous cacher ; Vous savez quelle confusion et quel trouble cela provoque dans toutes les puissances de mon âme et dans tous mes sentiments !
Vous voyez que mon âme ne peut supporter le cruel tourment de cet abandon, car Vous l’avez trop enchantée, ô Beauté infinie !

Vous savez avec quelle ardeur mon âme Vous cherche. Cette ardeur n’est pas moindre que celle de Votre épouse dans le Cantique sacré ; mon âme aussi, comme cette épouse sainte, erre dans les rues et sur les places et conjure les filles de Jérusalem :
« Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous? Que je suis malade d’amour!… »

Ô saintes âmes, libres de toute inquiétude, déjà rendues heureuses au ciel par ce torrent de douceur suprême, combien j’envie votre bonheur !
Ah, par pitié, puisque vous êtes si proches de la Source de vie, puisque vous me voyez mourir de soif dans ce monde méprisable, soyez-moi favorables et donnez-moi un peu de cette eau vive si délicieuse.

Vous m’exhortez à m’offrir au Seigneur comme victime pour les pauvres pécheurs.
J’ai fait cette offrande une fois et je la renouvelle plusieurs fois par jour.

Mais comment se fait-il que le Seigneur ne m’exauce pas ?
J’ai aussi offert ma vie pour le salut des pécheurs, et pourtant le Seigneur me maintient encore en vie.

Avant tout, humilions-nous sans cesse devant la majesté du Seigneur, dont nous ne devons jamais chercher à nous éloigner. Et veillons à ce que le démon ne s’insinue pas par l’abominable vice de la vaine gloire…

Je vous recommande ma pauvre âme ainsi que les âmes de tous ceux qui me sont chers.
(Lettres I, 754)

Méditation

En méditant ces paroles, nous commençons à entrevoir quelque chose de la profondeur de l’amour : l’amour du Seigneur pour nous, et la réponse d’amour dans le cœur de Pater Pio.

Le Samedi saint nous invite au silence. C’est un jour d’attente, de persévérance, de foi dans l’obscurité. Tout semble achevé — et pourtant Dieu prépare déjà, dans le secret, une vie nouvelle.

C’est précisément maintenant que nous sommes appelés à nous arrêter, à laisser toute distraction de côté et à contempler plus profondément le mystère des jours passés : la souffrance, la mort — et l’amour sans mesure de notre Rédempteur, qui s’est entièrement donné pour nous.

Approfondissement

Que Jésus continue de garder sur vous Son regard paternel ; qu’Il vous soutienne toujours dans la grâce et vous aide à combattre le bon combat, afin que vous participiez à la récompense des âmes fortes.   (Lettres I, 751)

Christ, mon Rédempteur…

… alors que nous nous approchons de Votre tombeau, faisons mémoire des grâces reçues durant le Carême — de tout ce qui nous a été donné, et de la manière dont notre vie spirituelle a été enrichie grâce à l’inspiration de Pater Pio.

Approfondissez en nous, Seigneur, le désir de Vous et fortifiez en nous l’espérance et la confiance qui ne s’éteint pas, même dans l’obscurité.
Amen.

Concluons notre temps de méditation et de prière par un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père.

 

Joyeuses Pâques!

 

Source: basé sur Carry the Cross with Padre Pio, de Susan Bartoli

Cher lecteur,

Ressentez-vous le besoin d’un guide spirituel pour vous rapprocher de Dieu et fortifier votre foi ?

De nombreuses âmes ont découvert que Padre Pio touche les cœurs d’une manière mystérieuse, apportant lumière et réconfort même dans les moments les plus sombres. Son image bénite est bien plus qu’une simple représentation – elle est un rappel tangible de sa présence et de son intercession puissante.

Recevez dès aujourd’hui une image bénite de Padre Pio et placez-la chez vous. Laissez sa sagesse et sa prière vous accompagner sur votre chemin de foi.