
Une minute pour remettre sa journée à Dieu
Les vacances sont souvent attendues comme un temps de repos, de respiration, de retrouvailles familiales ou de changement d’air. Mais elles ne sont pas toujours aussi paisibles qu’on l’imagine. Il y a les trajets, les imprévus, la fatigue, les tensions entre proches, les enfants à occuper, les dépenses à surveiller, les tentations de relâchement, et parfois cette impression étrange de s’éloigner de Dieu précisément au moment où l’on avait enfin du temps.
C’est pourquoi il est bon de commencer chaque journée en la confiant à Padre Pio. Non pas par une longue prière compliquée, mais par un geste très simple, bref, fidèle, que chacun peut faire en moins d’une minute : au réveil, avant de regarder son téléphone, avant d’entrer dans le mouvement de la journée, se placer sous le regard de Jésus avec l’aide de ce grand saint.
Une prière très simple pour commencer
Padre Pio peut nous aider à vivre les vacances chrétiennement. Il nous rappelle que Dieu ne doit pas être oublié lorsque la vie devient plus légère, plus agréable ou plus libre. Au contraire, les vacances peuvent devenir un temps de grâce si nous les vivons avec reconnaissance, pureté, charité et fidélité. Se reposer n’est pas s’abandonner à la tiédeur. Profiter de la beauté d’un lieu, d’un repas, d’une promenade ou d’un moment en famille peut devenir une prière silencieuse si le cœur reste tourné vers Dieu.
Voici une manière très simple de confier sa journée à Padre Pio. On peut faire le signe de croix, puis dire intérieurement ou à voix basse :
« Saint Padre Pio, je vous confie cette journée. Aidez-moi à rester sous le regard de Jésus. Gardez-moi fidèle dans mes pensées, mes paroles et mes actions. Apprenez-moi à prier, à aimer, à être patient, à ne pas me laisser emporter par l’impatience, la vanité ou la tiédeur. Présentez à Jésus mes joies, mes fatigues, mes rencontres et mes difficultés. Que cette journée Lui appartienne. Amen. »
Cette prière ne prend pas une minute. Mais elle change l’orientation intérieure de la journée. Elle rappelle à l’âme qu’elle n’est pas seule, qu’elle n’est pas livrée au hasard des circonstances, et que même les choses ordinaires — un trajet, une baignade, une visite, un repas, une conversation — peuvent être vécues devant Dieu.
La messe, lumière du dimanche
Pendant les vacances, on risque parfois, sans mauvaise intention, de laisser de côté ce qui est pourtant essentiel. On se dit que l’on est loin de sa paroisse, que les horaires sont compliqués, que la famille est dispersée, que le programme est déjà rempli. Mais le dimanche reste le jour du Seigneur, même au bord de la mer, à la montagne, chez des amis ou à l’étranger. Les vacances ne suspendent pas notre vocation chrétienne ; elles peuvent au contraire la rendre plus consciente, parce qu’il faut parfois faire un effort concret pour chercher une église, prévoir l’horaire de la messe et organiser la journée autour de ce rendez-vous avec Dieu.
Padre Pio, qui célébrait la messe avec une intensité si profonde, peut nous aider à ne jamais banaliser l’Eucharistie. La messe n’est pas une activité parmi d’autres, que l’on garde seulement si elle ne dérange pas le programme. Elle est le centre vivant de la semaine chrétienne, le lieu où le Christ s’offre pour nous et nous donne la force de rester fidèles. Prévoir la messe du dimanche pendant les vacances, c’est déjà faire un acte d’amour. C’est dire au Seigneur : même loin de mes habitudes, même dans le repos, même au milieu des plaisirs légitimes de l’été, Vous restez le premier.
Redécouvrir la confession
Les vacances peuvent aussi devenir un moment favorable pour se confesser. Souvent, pendant l’année, on repousse ce sacrement par manque de temps, par négligence, par crainte ou parce que l’on s’est habitué à porter intérieurement les mêmes fautes. Mais lorsqu’un rythme plus libre s’ouvre, même pour quelques jours, pourquoi ne pas en profiter pour déposer son âme devant Dieu ? Il suffit parfois de chercher les horaires d’une paroisse voisine, d’entrer dans une église, de faire un bon examen de conscience et de laisser la grâce agir.
Padre Pio a passé une grande partie de sa vie au confessionnal, parce qu’il savait que la paix véritable ne vient pas de l’oubli du péché, mais du pardon. Se confesser pendant les vacances, ce n’est pas assombrir le repos ; c’est le purifier. C’est permettre à Dieu de remettre de l’ordre dans le cœur, de rendre à l’âme une liberté plus grande, de couper avec ce qui l’alourdit. Une confession bien faite peut transformer les vacances en véritable renouvellement intérieur. Le corps se repose, mais l’âme aussi retrouve son souffle.
Faire entrer Dieu dans les choses ordinaires
Pendant les vacances, cette petite consécration quotidienne dont nous parlions au début de l’article peut devenir particulièrement précieuse. Avant un voyage, on peut lui demander la protection du corps et de l’âme. Avant une journée en famille, on peut lui demander la patience et la douceur. Avant une sortie, on peut lui demander la modestie, la prudence et la pureté du regard. Avant une décision, une rencontre ou un moment de fatigue, on peut lui demander cette fidélité simple qui empêche le cœur de se disperser.
Il ne s’agit pas d’ajouter un poids spirituel aux vacances, mais d’y faire entrer la lumière de Dieu. Une journée confiée à Notre-Seigneur à travers de Padre Pio n’est pas forcément une journée sans contrariété ; c’est une journée où l’on apprend à mieux répondre à la grâce. Et lorsqu’on tombe, lorsqu’on s’impatiente, lorsqu’on oublie de prier, il suffit de recommencer humblement.
La sainteté ne se construit pas seulement dans les grandes épreuves. Elle se prépare aussi dans ces petits actes fidèles, posés discrètement au début du jour. En moins d’une minute, nous pouvons remettre nos vacances, notre repos, notre famille et notre âme entre les mains de Dieu, avec l’aide de notre saint capucin.
Et cela suffit parfois à sauver toute une journée.