
Le 1ᵉʳ janvier, nous célébrons Marie, la Mère de Dieu. La plénitude des temps, la nouvelle création, a commencé lorsque le Fils de Dieu s’est fait homme dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, la constituant ainsi Mère de Dieu. Le Fils de Dieu, conçu par l’Esprit Saint, est la descendance promise par le Père céleste.
Les bergers qui vivaient aux champs et qui veillaient la nuit sur leur troupeau, entendirent ces paroles de l’ange : « Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur.» (Lc 2, 8.11). Ce « aujourd’hui » renvoie à la révélation du temps nouveau, de la création nouvelle.
Le dogme de la maternité divine
La proclamation du dogme qui reconnaît la Sainte Vierge Marie comme Mère de Dieu remonte au concile d’Éphèse de l’an 431. En affirmant la double nature, humaine et divine, du Christ, ce concile a également établi que Marie est Mère du Christ et, par conséquent, Mère de Dieu. Toutefois, dans le contexte historique de l’époque, marqué par de nombreuses hérésies concernant la nature du Christ, l’intérêt principal était probablement de définir un dogme christologique plutôt que marial. Il en découle que toutes les vérités relatives à Marie ne sont ni autonomes ni indépendantes, mais totalement référées au Christ, son Fils. En définitive, la maternité de Marie est un don, une grâce que Dieu lui accorde en la faisant « pleine de grâce ».
Les origines de la fête
La « fête de la Sainte Marie » commença à être célébrée à Rome au VIᵉ siècle, probablement en même temps que la première dédicace d’une église à la Vierge, Santa Maria Antiqua, au Forum romain. Elle était célébrée le 1ᵉʳ janvier, octave de Noël, jusqu’en 1931, lorsque le pape Pie XI, à l’occasion du quinzième centenaire du concile d’Éphèse, transféra la mémoire au 11 octobre, date même de l’ouverture du concile. Avec la réforme liturgique de 1969, la fête fut de nouveau fixée au 1ᵉʳ janvier. Dans le rite ambrosien, la commémoration a lieu le dernier dimanche de l’Avent ; dans les rites syriaque et byzantin, elle est célébrée le 26 décembre ; tandis que dans le rite copte, elle est observée le 16 janvier. Enfin, depuis 1967, à la demande du pape Paul VI, cette fête est également devenue, sous le patronage de la Vierge Marie, la Journée mondiale de la paix, don suprême de Dieu à l’humanité, c’est-à-dire le salut.
Totus tuus ego sum, et omnia mea tua sunt. Accipio te in mea omnia. Praebe mihi cor tuum, Maria.