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  Le 08 juin : la Pentecôte 

« …Je vous le dis en vérité, il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas à vous ; quand je serai parti, je vous l’enverrai, et quand il sera venu, il convaincra le monde de ce qu’est le péché, la justice et le jugement. » 

C’est ce que Jésus avait dit aux Apôtres peu avant de monter au Ciel.

 

De même que les trois personnes de la Sainte Trinité ont coopéré à la création de l’homme, de même le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont dû coopérer à la rédemption. Le Père avait déjà coopéré en préparant à distance et en envoyant son Fils unique ; Jésus-Christ avait coopéré par sa passion et sa mort : le Saint-Esprit devait maintenant coopérer en vivifiant, en soutenant et en sanctifiant les âmes.

 

Lorsque Jésus monta au Ciel, les Apôtres se réunirent dans le Cénacle et, avec la Vierge Marie, se préparèrent à recevoir le Consolateur promis.

 

À l’aube du dixième jour, un grand bruit ébranla la maison et, en un instant, les 120 personnes réunies dans la grande salle autour de Marie s’agenouillèrent en tremblant, et une auréole de feu apparut au-dessus de leurs têtes, se divisant en de nombreuses petites flammes qui se posèrent sur chacune d’elles, tandis qu’une colombe blanche planait au-dessus de la tête de Marie. « Repleti sunt omnes Spiritu Sancto, et coeperunt loqui variis linguis ». « Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint et se mirent à parler diverses langues ».

 

Admirable descente d’amour, merveilleuse œuvre de l’Esprit : quel changement, quelle régénération elle produit !

 

Les Apôtres, qui pensaient encore à un règne temporel du Messie, sont devenus spirituels ; de faibles et timides, ils sont devenus pleins de force et de courage, car la grâce de l’Esprit Saint a fait d’eux des justes, des fidèles, des humbles, des vainqueurs du monde.

 

Et alors qu’auparavant ils se cachaient et abandonnaient le Maître dans la Passion, maintenant ils partagent le monde, prêchent à tous Jésus ressuscité, réprimandent tous leurs péchés et leurs vices et n’épargnent même pas les cruels empereurs eux-mêmes, et même dans les tourments les plus atroces, ils ne cessent de prêcher Jésus.

 

Saint Pierre, qui avait été nommé chef de l’Église par Jésus, mais qui avait été vaincu par une simple servante et avait renié Jésus, se met à prêcher et convertit immédiatement 3 000 Juifs. À partir de ce jour, le zèle des apôtres ne connaît plus de limites.

 

Et cette Église fondée par Jésus, qui semblait submergée par la tempête qui avait accompagné sa mort, avec la venue de l’Esprit Saint, revit, se fortifie, sort de ces murs, commence à faire des prosélytes et étend ses tentes d’une mer à l’autre.

 

Des persécutions de toutes sortes, des calomnies, des hérésies, des schismes, se déchaînèrent à tout moment contre l’Église, contre le pape, mais celle-ci, assistée, réconfortée et aidée par l’Esprit Saint, résista sans crainte.

 

Les persécuteurs sont morts, les mauvais ministres de Satan, les diverses sectes antireligieuses se sont éteintes, mais l’Église, œuvre de Dieu, est restée, comme une « tour solide qui ne s’écroule jamais ».



Source : https://www.santodelgiorno.it/pentecoste/ 

https://laportelatine.org/spiritualite/vies-de-saints/27-mai-saint-bede-le-venerable 

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1213/Saint-B%C3%A8de-le-V%C3%A9n%C3%A9rable.html